Il faut partir. Les chaussures sont mises, le sac est prêt… et mon enfant, lui, semble avoir décidé que la voiture n’existait plus.
Mon premier réflexe est rarement très sophistiqué :
« Allez, monte dans la voiture. On doit partir ! »
Et parfois, plus je répète, moins il bouge.
Alors j’essaie autre chose
Au lieu de discuter du fait qu’on doit partir, je lui laisse choisir un détail :
« Tu veux prendre ton dinosaure ou ta petite voiture ? »
Ou :
« On y va en pas de géant ou en sautant ? »
Je ne lui demande pas si on va à la voiture.
On y va.
Mais il peut décider un peu comment.
Et étonnamment, ça change parfois complètement l’ambiance.
Pourquoi j’aime cette astuce
Quand j’y pense, les enfants passent une bonne partie de leur journée à entendre :
« Mets tes chaussures. »
« Viens. »
« Mets ton manteau. »
« Dépêche-toi. »
Même quand toutes ces demandes sont parfaitement légitimes, ça fait beaucoup de décisions prises par quelqu’un d’autre.
Alors, quand c’est possible, j’essaie de laisser une petite marge :
« Tu veux mettre ton manteau seul ou je t’aide ? »
« Tu veux monter de ce côté ou de l’autre ? »
« Doudou ou dinosaure pour la voiture ? »
Pas quinze possibilités. Juste deux options que je suis réellement prête à accepter.
Et j’évite :
« Tu veux monter dans la voiture ? »
si « non » n’est pas une vraie option.
Parce qu’à trois ans, répondre « non » serait franchement assez logique.
Le petit bug à débugger
Quand je sens qu’un bras de fer commence, j’essaie de me demander :
Qu’est-ce qui n’est pas négociable, et où est-ce que je peux lui laisser un peu de liberté ?
Ça ne marche pas à tous les coups.
Parfois il refuse quand même, et parfois je finis par dire « allez, on y va » avec beaucoup moins de créativité que prévu.
Mais quand ça fonctionne, on arrive exactement au même endroit, avec beaucoup moins de bataille.
Et pour moi, ça vaut largement le coup d’essayer.

