Aujourd’hui, Gabriel a décidé qu’il ne pouvait absolument pas traverser un champ à pied : il voulait être porté.

La raison ? Les orties.

À l’entendre, nous n’étions pas face à quelques plantes au bord du chemin, mais à une menace suffisamment sérieuse pour justifier un transport immédiat dans les bras de Maman.

Quand un enfant veut être porté et qu’on a déjà les bras pleins

Alors je l’ai porté.

J’avais déjà sa petite sœur endormie dans le porte-bébé et, cette fois, je me suis dit qu’il pouvait au moins participer un peu à l’effort.

« D’accord, petit singe. Si je te porte, c’est toi qui dois me divertir. »

Le marché a été accepté immédiatement.

Pendant les minutes suivantes, il s’est accroché à moi en poussant les cris de singe les plus ridicules possibles, pendant que je traversais le champ avec un enfant dans les bras et un autre endormi contre moi.

Et finalement, au lieu d’avoir un petit garçon qui râlait parce qu’il ne voulait plus marcher et une maman qui commençait à trouver le trajet un peu long, on riait tous les deux.

Probablement la meilleure négociation de ma semaine.

La parentalité bienveillante ne veut pas dire répondre à chaque demande sans jamais rien demander en retour. On peut dire oui tout en cherchant un compromis qui fonctionne aussi pour nous.

On peut aider sans forcément tout prendre en charge. Et parfois, la coopération peut simplement consister à faire le singe pendant cinq minutes.

Ce jour-là, je l’ai porté à travers le champ.

Mais le spectacle, lui, était à sa charge.

À garder sous la main

La situation

Votre enfant ne veut plus marcher et demande les bras.

À essayer

On peut dire oui tout en cherchant un compromis qui fonctionne aussi pour nous.

  • « Tu veux que je joue avec toi ou que je te laisse continuer ? »

À garder en tête : Le jeu n'a pas besoin d'être dirigé ou transformé en activité éducative à chaque instant.