Quand j’ai reçu le lien pour commander les photos de classe de Gabriel, mon fils de presque quatre ans, je pensais régler ça en cinq minutes. Une jolie photo, un petit souvenir de l’année, et voilà.

Sauf que sur toutes les photos, il était absolument adorable. Sur la première, il souriait. Sur la deuxième, il avait cet air sérieux que je trouve irrésistible. Sur la troisième, il regardait légèrement de côté. Objectivement, ça ne changeait pas grand-chose. Pour moi, c’étaient trois chefs-d’œuvre.

Puis j’ai découvert les prix.

Une photo hors de prix, vingt photos presque une bonne affaire

Une seule photo coûtait une somme franchement indécente. Mais le photographe proposait aussi un pack de vingt photos. Beaucoup plus cher, évidemment, sauf que ramené au prix unitaire, c’était presque raisonnable.

Je me suis donc retrouvée à faire des calculs de rentabilité pour acheter des photos de mon propre enfant. Est-ce que j’avais vraiment besoin de vingt portraits de Gabriel ? Non. Est-ce que j’arrivais à en éliminer un seul ? Pas davantage.

J’ai même envisagé une autre option. Les aperçus étaient visibles sur le site, avec un énorme filigrane. Et si je demandais à une intelligence artificielle de l’enlever ?

L’idée m’a traversé l’esprit, avant que je réalise que j’étais en train d’envisager de mobiliser les dernières avancées technologiques pour économiser sur une photo de maternelle. Sans parler du travail du photographe, que le filigrane était justement là pour protéger.

Combien de photos faut-il pour garder un souvenir ?

Le plus absurde, c’est que mon téléphone contient déjà des milliers de photos de Gabriel : des anniversaires, des promenades, des grimaces, des moments ordinaires que j’ai trouvés merveilleux sur le moment. Beaucoup attendent encore d’être triées. Certaines n’ont probablement jamais été regardées une deuxième fois.

Alors pourquoi en vouloir vingt de plus ? Parce que sur celle-ci, il sourit autrement. Et sur celle-là, il a une petite expression irrésistible. Et puis, ce sont ses photos de classe !

Bref, j’étais parfaitement consciente de l’absurdité de mon raisonnement. Ce qui ne m’a absolument pas aidée à choisir.

Mon cadeau de Noël : vingt photos de plus à ne pas trier

Finalement, j’ai trouvé une solution : pour Noël, j’ai demandé à ma belle-mère si elle accepterait de m’offrir les photos de Gabriel. Elle a très gentiment accepté et j’étais ravie.

Les vingt photos ont rejoint mon téléphone, aux côtés des milliers d’autres qui attendent toujours d’être triées. Et je n’en ai même pas fait encadrer une seule.

Avec le recul, l’année prochaine, j’achèterai peut-être une seule photo, même à son prix exorbitant. Je choisirai un joli cadre et je lui donnerai une vraie place dans la maison.

Enfin, c’est ce que je me dis aujourd’hui. On en reparlera quand les prochaines photos arriveront, parce que Gabriel est vraiment beaucoup trop mignon.

Et si vous aussi, vous avez acheté toutes les photos sans jamais en encadrer une, surtout, ne culpabilisez pas. On peut adorer ses enfants et être dépassé par les milliers de souvenirs qu’on accumule.

Après tout, on aura bien le temps de tout trier quand ils seront grands. Ou à la retraite. Enfin, j’espère.

À garder sous la main

La situation

Une photo de classe hors de prix, un pack de vingt presque rentable et un enfant adorable sur chaque cliché : comment choisir sans tout acheter ?

À essayer

On peut adorer ses enfants et être dépassé par les milliers de souvenirs qu’on accumule.

  • « Tu veux me raconter le moment le plus facile et le plus difficile ? »

À garder en tête : Les réactions au départ et au retour ne disent pas, à elles seules, comment s'est passée toute la journée.